Jours 29 et 30 : au-delà du réel, période Yayoi et écoliers

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Jour 29 (ou de son petit nom, le 12 mai 2016), nous prenons le bus direction la ville de Saga. A l’arrivée le beau temps est au rendez-vous. Nous décidons donc de nous rendre à notre logement qui se trouve un peu à l’écart de la ville (deux stations de train) à pied. Ceci tout en faisant un détour par le château, enfin ses ruines (notre spécialité). Puis c’est parti pour une traversé à travers champs de blé et d’orge. Après cette douce promenade bucolique nous arrivons à l’auberge où nous allons passer trois nuits. Une petite dame nous accueille, et après s’être assurée que nous comprenions un peu le japonais, entreprend de nous faire visiter. Mais à ce moment tout bascule, la réalité, l’esprit de cette dame et notre propre confiance en nous.
La petite dame en nous désignant une porte sur la droite :

– Voici la salle de bain des hommes.
– … (Euh… Cool mais…)
S’installe pendant un court instant un silence gênant.
– Vous voulez peut-être voir la salle de bain des femmes… Vous êtes des femmes ?
– Oui…

Après nous avoir menées jusqu’à cette fameuse salle de bain des femmes, qui se trouve au bout d’un tel dédale de couloirs qu’on s’est demandé si on allait parvenir à la retrouver, elle nous indique notre chambre où nous nous réfugions saisies par le doute et essayant de nous rassurer en se disant qu’elle s’attendait à voir des hommes arriver et qu’elle était dans un état proche de la panique en sachant que des occidentaux(ales) arrivaient, ou sinon qu’elle a une très très mauvaise vue, ou encore qu’elle est en fait un être d’une autre galaxie qui tente de s’intégrer à la population afin de coloniser en toute discrétion la planète terre.

Le lendemain de cette arrivée mémorable le programme est de nous rendre au parc historique de Yoshinogari qui est la reconstitution d’un village de la période Yayoi (environ de 400 av. JC à 300 ap. JC) sur le lieu d’anciennes ruines. Dans une des maisons reconstituées on peut observer l’élevage de vers à soie avec de vraies chenilles ! Plusieurs demeures sont également habitées par des mannequins plus ou moins réalistes qui nous attendent tapis dans l’ombre (pour dévorer notre âme et nous ajouter à leur petit monde statique). Mais, bien qu’échappant à cette menace, nous sommes également confrontées à la population locale que nous appellerons ici « écoliers », et qui, lâchés en semi-liberté, courent dans tous les sens en nous jetant (balançant, projetant avec extrême violence) de grands « Hello !  » ou plutôt « Hallo ! ». Bien élevées nous nous retenons de les enfermer dans ces grands pots en terre qui étaient à l’époque utilisés pour le repos des défunts.

Place aux photos !

Raphaële

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