Jour 21 : torii, vent et Koh Lanta

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Le lendemain, la pluie a fait place à un magnifique soleil et le vent a fait place… au vent. Notre mission du jour, si nous l’acceptons (on accepte toujours, surtout quand il s’agit d’aller sur un gros caillou au bord de la mer avec des rafales de vent à n’en pas tenir debout), est de nous rendre au Motonosumi Inarijinja, un sanctuaire dont la grande particularité est ses torii rouges en file indienne au bord de la mer, façon « Fushimi Inari à la mer » (comme Martine).

Pour nous y rendre c’est un peu de train puis le reste à pied. Cependant, il semble que les japonais ont aussi décidé que c’était une destination incontournable pour la golden week et, bien qu’à pied, nous nous retrouvons très vite prises dans les embouteillages des vacances, sur des route de campagne où deux voitures ne peuvent pas se croiser, alors nous + deux voitures = un peu plus de bordel, des conducteurs qui ne savent plus trop quoi faire et une perte de temps pas possible.

Lorsque nous arrivons à destination le lieu est rempli de touristes mais le déplacement en valait la peine, la vue et la mer sont magnifiques malgré un vent qui nous attaque à grand renfort de petits cailloux et nous oblige à nous accroupir pour nous approcher un peu du bord et prendre des photos. Après avoir affronté les éléments nous décidons qu’il est temps de reprendre des forces et nous nous posons au port afin de nous repaître de nos victuailles achetées le matin même. Le tout en surveillant le ciel, mais les rapaces tant redoutés ont tout autant de mal que nous à dompter le vent.

Nous retournons ensuite dans les terres pour emprunter un chemin de retour où les voitures sont moins nombreuses. Nous longeons des rizières en bord de mer et retrouvons un peu de calme. Mais la route que nous suivons nous amène vers un tunnel qui ne semble pas adapté à accueillir des piétons, fort heureusement notre compagnon de voyage (vous savez, G**gle maps, dit « le fourbe ») nous indique une route qui passe au-dessus du tunnel. Confiantes et naïves, nous suivons ses indications, or la route s’avère être plus un chemin (ce qui est chouette), puis un enchevêtrement de bambous victimes du vent (ce qui est moins chouette), puis plus rien du tout (ce qui est désappointant, et comme Mr Zorg, on n’aime pas être désappointées). Nous progressons donc en observant attentivement la végétation (car il fut un temps, un chemin était là), le tout sous la menace des rafales de vent dans les bambous nous encerclant. Puis lorsque nous retrouvons la lumière et une vraie route, nous prenons la direction de notre gare de départ pour rentrer compter nos bleus à l’hôtel.

La suite en photos, parce que le vent ou les bambous ne nous empêcherons jamais de remplir nos cartes mémoires !

Raphaële

2 Comment

  1. Fiore says: Répondre

    C’est une tradition de lancer une balle (un caillou ?) devant un torii ?

    1. C’est pas une balle, c’est une pièce et c’est pour qu’elle tombe dans la boîte accrochée en haut du torii. En fait c’est un don au sanctuaire.

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