Jour 19 et 20 : crêpes, tortues trop kawaii et déluge.

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Dernier réveil à Pasar Moon : tristesse. Nous nous levons le cœur lourd et allons panser notre peine en faisant des crêpes avec Riko (le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas chose facile avec des poêles japonaises, surtout quand elles ne datent pas de la dernière pluie). Petit déj dans la cour ensoleillée, on ne voit pas le temps filer (ou plutôt notre esprit refuse de guetter l’heure du train qui nous arrachera à ce petit coin de paradis). Si bien qu’on nous emmène en quatrième vitesse à la gare et qu’une fois sur le quai, Rapha se rend compte que sa liseuse est restée sur son oreiller. Trop peu de trains dans cette contrée pour faire demi-tour, on y monte quand même.

Arrivées à Masuda où nous avons un changement, on fait escale pour nous sustenter et nous balader. Bento en mains (ou en sac), nous nous dirigeons vers un parc repéré sur Google map, avec un petit temple qui s’avère être haut placé sur une côte. Arrivées en haut des escaliers et une fois notre repas avalé, le courage nous abandonne et nous finissons par faire demi-tour sans en voir plus.
Deuxième train, direction Hagi. En chemin vers la guest house, on tombe sur une maison à visiter, d’un homme célèbre du coin mais dont nous avons totalement oublié le nom et le métier, mais le papy semble ravi de faire la visite à deux étrangères alors on l’écoute sagement. On dépose ensuite nos sacs à la guest house et sommes frappées par l’antipode qu’elle présente en comparaison de Pasar Moon : entièrement neuve, très moderne, nickel chrome.
On sort visiter des ruines de château, notre grande passion dans la vie. Le souvenir marquant qu’on gardera de ces ruines seront ses douves remplies de carpes et de petites tortues noires qui nous suivaient où qu’on aille le long de la berge en battant de leurs petites pattes, à ce moment-là malgré notre dignité, je peux vous dire qu’on s’est tout de suite transformées en jeunes japonaises et qu’on se retenait de lâcher des « kawaiiiiiiii !! » (avec pleins de i) bien sonores et aigus. En haut du monticule où se trouvait le château, on y découvre les vestiges d’une sorte de bassin qui servait de réserve d’eau, et de grosses pierres avec des trous réguliers où étaient imbriquées des poutres. Notre imagination galope un moment dans ces ruines où la nature a repris ses droits, puis nous reprenons la route de notre guest house où on prendra notre dîner.

Le lendemain, c’est la tempête : journée sans photos. La manager de la guest house nous apprend que les trains ne circulent plus et qu’il va falloir prendre le bus. Nous partons sous une pluie battante, attendons un moment au terminal des bus où on nous regarde avec curiosité (deux nanas trempées avec des gros sacs à dos, passe encore, mais ajoutez à cela le fait que ce sont des gaijin, et vous obtenez l’attraction du jour). Le bus nous mène à Nagato où nous logeons dans un hôtel de gare. On dépose nos sacs à deux petites mamies qui les portent devant nos yeux ébahis à notre chambre, qui n’est pas encore prête. Nous allons nous réfugier dans un family-restaurant, où on restera environ 4h, à goûter toutes les boissons du drink bar, faire le plein de chocolat, sécher en dégoulinant sur la moquette, passer le temps sur une application très divertissante, observer le déluge au dehors. Quand la pluie cesse, nous passons à l’hôtel puis partons en quête de dîner sous une pluie… de corbeaux un peu flippants.

Place aux images, avec en prime une vidéo des tortues et d’une chenille dont les intentions nous échappent.

Manon

 

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