Jour 18 : farniente, bain à l’ancienne et okonomiyaki

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Lendemain matin, réveil à l’aube au son des vagues. A peine debout direction la mer (enfin les toilettes, mais c’est pareil). Se lever au bord de la mer… Juste le pied. Pour moi petite balade au bord de l’eau pendant que Manon termine son sommeil, puis au petit déjeuner : pain fait maison, beurre fait maison, yaourt au lait de soja fait maison (rien à base de lait de vache), petite salade, etc. Un vrai délice.
Après ce petit festin, nous partons explorer les environs. Nous essayons de trouver un super marché afin de nous ravitailler pour le midi mais malheureusement, Golden Week oblige, le seul du coin est fermé. Nous partons donc à la recherche d’un combini un peu paumé au milieu des montagnes puis nous revenons vers la ville, ou plutôt le village, pour déjeuner à un point de vue, en haut d’une petite montagne, repéré au début de notre promenade.

Ensuite retour à Pasar Moon (oui c’est le nom de là où nous logeons). Nous pensons alors ne faire que nous poser quelques instants puis repartir nous promener mais finalement l’ambiance y est trop agréable, on décide de se la couler douce. Manon bosse, je lis, les lycéens font la sieste au soleil après une matinée de pêche, puis on aide à vider la pièce principale où on a mangé la veille, car elle était aménagée pour l’hiver mais maintenant que la chaleur revient, il faut l’aménager pour l’été. Après on passe au coupage du bois, parce qu’il faut bien nourrir le réchaud à bois et faire chauffer le bain. Oui vous avez bien lu, faire chauffer le bain ! Car pendant ces deux jours nous nous sommes baignées dans un vrai bain japonais traditionnel, ou goemonburô, qui est une sorte de gros chaudron au-dessus d’un feu avec une planche en bois (dans le gros chaudron) pour ne pas se brûler les petons. Et en guise de douche pour se laver avant de rentrer dans le bain un petit seau. C’est très technique sans être très pratique (Bon en vrai y avait une douche mais malheureusement elle était cassée).

Le soir, c’est okonomiyaki à la mode d’Hiroshima (c’est-à-dire une sorte de crêpe avec au-dessus chou, lard, oeuf et d’autres trucs). Tout le monde met la main à la pâte et chacun tente sa chance et la plus talentueuse se révèle être la petite Riko qui tape la discute tout en cuisinant. La fatigue ayant compromis mon courage je passe mon tour, mais Manon, elle, tente sa chance comme vous pourrez le voir dans les photos.

L’heure du sommeil venue on retourne sous notre moustiquaire, le lendemain nous devons partir pour notre prochaine destination, mais notre cœur, notre âme et tout notre corps souhaitent rester là, dans cet endroit où notre esprit a trouvé un peu de paix.

Raphaële

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