Jour 13 et 14 : petite mamie en mal de compagnie, hôtel d’un autre âge et déluge

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Le lendemain nous quittons nos hôtes et nous nous dirigeons vers le port de Nishinoshima. Notre bateau ne prenant le large qu’à 13h, nous partons en quête de bento (repas à emporter), denrée rare dans ces contrées insulaires, nous en trouvons deux qui nous attendaient dans une petite boutique, puis nous décidons d’aller nous balader en bord de mer, pas trop loin car nous sommes chargées. Mais notre route est interrompue par une petite mamie qui nous attend sur le trottoir et commence à discuter avec nous avant de nous inviter au bout de 2 minutes de conversation à venir boire le thé, car elle « aime les gens ». Jugeant que c’est une raison tout à fait valable, nous la suivons en se disant qu’une grand-mère japonaise de campagne ne pourra pas nous kidnapper (sauf si elle a des complices). Nous nous retrouvons donc devant un thé (à 2 sachets car un c’est pas assez) et trois sortes de gâteaux différents. La petite mamie commence donc à nous raconter sa vie, qu’on a un peu de mal à comprendre mais qu’on écoute car ça a l’air de lui faire grand plaisir d’avoir des interlocuteurs. Elle nous demande notre âge, Rapha se fait réprimander car elle a 30 ans et n’est pas mariée, un grand classique. Elle nous sort de la viande, on lui dit qu’à 10h du matin ça va pas être possible, pareil pour le poisson. Puis, alors qu’on se demande sérieusement comment on va se sortir de cette situation sans paraître impolies, on se fait expédier en moins de deux, pas sans avoir promis qu’on lui écrirait (« Vous connaissez l’adresse d’ici, hein ? » « Oui oui. »). Nous continuons notre balade, mangeons au bord de l’eau, puis repartons vers le port pour prendre notre bateau. Nous croisons une étrangère qui travaille à l’office du tourisme et nous dit nous avoir vu il y a deux jours : elle était à l’intérieur du costume de seiche qui accueillait les visiteurs.
Après 2h de bateau puis 1h de bus nous arrivons dans la ville de Matsue et découvrons notre hôtel. Plafond bas en voute, moquette bordeaux loin d’être neuve, douches pas très reluisantes, fongus, la porte de cet hôtel s’est en fait avérée être un passage direct vers les années 60.

Le lendemain, nous rencontrons l’ennemi des voyageurs : la pluie. Elle nous accompagne jusqu’au château de Matsue et ne nous lâche pas. Nous décidons donc de foncer s’acheter des parapluies au conbini (bien que nous soyons déjà noyées) après avoir dégusté des soba (nouilles de sarrasins), plus spécifiquement des « warigo soba », spécialité de la région d’Izumo, qui consiste en une boîte divisée en trois compartiments de soba froid que l’on mange en trempant dans de la sauce, comme les traditionnels zarusoba.
Armées de nos parapluies, nous partons visiter la demeure d’un samurai datant du 18ème siècle. Puis nous nous dirigeons vers une découverte et pas des moindres : la résidence de Lafcadio Hearn, écrivain d’origine irlandaise qui s’installera au Japon et rédigera de nombreux écrits sur les histoires de fantômes et monstres japonais. Bon certes il n’y a résidé que 5 mois avec sa femme, mais ils étaient plutôt bien installés, avec une vue sur un jardin sublime où l’on a pu admirer un serpent piquer une tête dans un petit bassin.

Après avoir récupéré nos sacs dans une consigne de la gare, nous prenons le train en direction d’Izumo où nous nous retrouvons dans une guest house de hippies, mais Raphaële vous en dira plus à ce propos !

Places aux images !

Manon

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