Jour 8 et 9 : pluie, vent et yôkai

20160422_125658_DSC_0498

Nous sommes désolées pour l’affreuse attente que nous vous faisons subir et le retard qui s’accumule inexorablement. Du coup, encore une fois, deux jours en un article ! Bon en vrai c’est juste que pour le jour 8 nous ne possédons tout simplement aucune photo, pas que nous n’ayons rien fait du tout mais le temps s’est avéré peu clément…

En effet nous sommes parties de Tottori le 21 avril au matin alors que la pluie commençait à tomber. Mais ce n’est pas pour autant que nous abandonnons l’idée de marcher car notre courage ne connait pas de limite… presque pas. Nous décidons donc de prendre le train jusqu’à la petite gare de Shimoichi avec pour but la gare de Nawa. Le début s’avère plutôt paisible malgré la pluie, mais c’était sans compter sur le vent qui a pris un malin plaisir à se lever et à s’arranger avec l’eau qui tombe du ciel pour nous tremper de la tête aux pieds (tout particulièrement les pieds car nous étions armées d’imperméable pour la partie supérieure du corps.) Nous sommes tout de même arrivées tant bien que mal à notre but pour reprendre le train et nous rendre à la prochaine étape de nos aventures, Yonago, où nous sommes arrivées dégoulinantes et crevées (les chaussures ont mis trois jours à sécher…)

Notre nouveau lieu de repos pour trois nuits, une vieille maison traditionnelle d’une cent-cinquantaine d’années, n’est pas sans charme (en particulier la salle de bain qui n’est peut-être pas d’époque mais pas loin.) Nous logeons dans un petit dortoir de quatre personnes mais nous avons la chance d’être seules pour le premier soir et de pouvoir étaler nos affaires afin qu’elles sèchent.

Le lendemain nous prenons le train pour une visite que nous attendions avec impatience, celle de la ville de Sakaiminato d’où était originaire un auteur de manga extrêmement connu et respecté au Japon, Mizuki Shigeru (1922-2015). Ce dernier, ayant perdu son bras gauche durant la seconde mondiale, avait appris à dessiner du bras droit et fortement influencé par les histoires entendues dans sa jeunesse, il s’était spécialisé dans les histoires de yôkai, les monstres et fantômes japonais. Son œuvre la plus connue, Ge ge ge no Kitarô, raconte les histoires du jeune Kitarô, lui-même un monstre (plus précisément le dernier descendant d’un peuple qui habitait la Terre depuis bien avant les humains), qui se démène pour résoudre les conflits entre yôkai et humains, le tout avec un beau mélange d’humour et de noirceur.

Mizuki Shigeru est donc l’auteur de bien d’autres ouvrages sur les yôkai mais aussi sur la guerre, très marqué par son expérience au front. C’est également un voyageur insatiable il s’est rendu dans près d’une soixantaine de pays et plusieurs fois pour certains d’entre eux.

Il y aurait tellement d’autres choses à dire sur cet homme mais revenons-en à Sakaiminato ! Qu’a de si particulier cette ville ? Pourquoi nous rendre là-bas ? Eh bien une route lui est dédiée où tout le long des statues en bronze (153 pour être précise) de monstres et autres présents dans ses mangas sont exposées. Il y a aussi un musée et bien sûr des magasins de produits dérivés.

Nous avons donc rempli nos appareils photos de clichés de toutes ces statues ! Alors arrêtons les paroles et passons aux images !

Raphaële

1 Comment

  1. Mimi says: Répondre

    Houahou, GÉNIAL, ça valait le coup d’attendre, merci Mizuki !!!

Laisser un commentaire