Jour 7 : ruines, chameau et les mystérieuses cités de sable

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C’est donc le 19 au soir que nous arrivâmes à Tottori dans une guest-house / bar fort sympathique !
Après avoir découvert nos niches lits dans des casiers en bois, nous décidons de changer de régime alimentaire konbiniesque pour un soir et de manger dans le bar qui occupe le rez-de-chaussée de notre logement. Tandis que Rapha déguste un spicy chicken pas vraiment spicy mais très bon, je savoure un sandwich à la portugaise (je n’ai absolument aucun point de comparaison pour juger de l’authenticité de ce sandwich, veuillez agréer). Mais nos estomacs ayant été changés en gouffres sans fond depuis notre arrivée sur le territoire nippon, nous craquons pour un dessert, ce qui me permet de faire le plein de « vrai » chocolat avec un choco-salami qui me rappelle les faux saucissons qu’on trouve en Belgique. Au passage, nous demandons à la jeune serveuse ce qu’elle nous recommande à Tottori, et là on oublie la naïveté de notre question de touriste avec une réponse à la japonaise : « le resto Taigi est super bon ! » Car oui, si vous demandez à un japonais ce qu’il y a à faire dans telle ou telle ville, vous avez 83% de chance qu’il vous réponde avec une liste de plats et restos à ne pas manquer. De ce fait, pour indiquer que vous maîtriser parfaitement les subtilités de la langue nippone et ses particularités culturelles, si l’on vous demande « c’était comment, Osaka ? » ne répondez pas « C’était beau ! » mais « C’était bon ! » (Manuel du parfait japonais Chap 23).

Après une nuit aux odeurs boisées, nous partons en quête d’un petit déjeuner, et c’est sans même se concerter qu’on se dirige vers le Mister Donuts repéré la veille. Pour ceux qui ne connaissent pas, Mister Donuts est une chaîne spécialisée dans les macarons. Mais non, les japonais n’ont pas autant d’humour, elle est spécialisée dans les donuts, c’était pour voir si vous suiviez.
Malgré l’escapade sans fin d’hier dans la ville qui s’avère plus vaste qu’elle ne le semble, nous décidons de tout faire à pied, et c’est pas moins de 23 km que nous avons parcouru. Reportage.

Nous avons d’abord commencé par longer la rue commerçante de la ville qui n’était pas très animée ce matin-là, avant de visiter au bout de celle-ci le temple Kozen-ji. Là, nous avons grimpé dans la forêt derrière en errant entre les tombes recouvertes de feuilles mortes, rajouter un beau soleil et vous avez meilleure ambiance que ce que vous imaginiez à l’instant (un détail rassurant: pas de corps dans les tombes japonaises, c’est que des pierres avec des beaux kanji recouvertes de mousse). Ensuite nous nous sommes dirigées vers nos 2ème ruines de château (3ème si l’on compte celles du château d’Oda Nobunaga qu’on a visité il y a 5 ans, ce qui est plutôt classe car c’était un grand monsieur (même si les japonais n’étaient pas bien grands à l’époque, c’est une expression)). Ce qui est cool mais aussi fatiguant avec le château de Tottori c’est qu’une partie se trouve en haut d’une montagne, qui à défaut de vous faire perdre vos poumons, vous offrira une très belle vue en récompense. Petite interlude avant l’ascension où on s’est faites prendre en photo par un gentil couple de retraités (on n’aime pas forcément se faire prendre en photo mais on nous le propose tellement tout le temps que des fois on capitule pour faire plaisir aux gens…) Après avoir passé un panneau « Attention aux ours », commencé à gravir les escaliers dans la forêt, croisé un papy qui descendait, continué de monter, s’être faites doubler par un papy, atteint le sommet, nous avons compris en voyant le papy arriver au bout de l’escalier et repartir de sitôt que c’était toujours le même papy qui montait et descendait la montagne en marche rapide et en calculant son temps. Nous, pendant ce temps-là, on avait fait qu’une montée et on crachait nos poumons, vive la jeunesse.
Après une séance photo au top of the pop du château de Tottori nous avons pris la direction des dunes avec dans l’idée de tester le restaurant que la serveuse d’hier nous avait recommandé. Mais la route fut si longue que celui-ci était fermé à notre arrivée et nous avons dû aller au resto d’à côté. Avant d’aller dévaler les dunes de sable pour mettre les pieds dans l’eau (encore un délire de françaises), nous avons visité le Musée du Sable qui fut une belle surprise ! Car non, le musée du sable n’est pas un musée exposant l’origine du sable depuis sa création, mais des sculptures de sable faites par plusieurs artistes de différentes nationalités et qui change de thème tous les ans. Le thème de cette année : l’Amérique latine ! C’est sur un air de flûte de pan que nous avons donc mitraillé les nombreuses sculptures retraçant l’histoire, la culture et les monuments de cette région.
Une fois sorties du musée, direction les dunes ! La grande attraction touristique de Tottori, agrémentée de quelques chameaux qui vous regardent en se demandant tout autant que vous ce qu’ils fichent ici. Apparemment on n’avait pas le droit de les prendre en photos mais comme on est des petites délinquantes (désolée papa maman), on l’a fait quand même. Après l’ascension de la grosse colline, on sort des sentiers battus (les japonais ne vont pas plus loin) et on dévale la pente jusqu’à la mer pour mettre les pieds dans l’eau GLACÉE avant de les ressortir direct. Nous parcourons la plage couverte de gros coquillages et de détritus (l’une des découvertes de ce voyage étant que les plages japonaises sont très sales, désolée si on ne vous vend pas du rêve, nous livrons la vérité). Étant la fille de ma mère, j’ai récolté de superbes spécimens (de coquillages, pas de détritus) mais malheureusement comme nous voyageons en sac à dos j’ai dû abandonner mes trouvailles après une séparation déchirante (mais je les ai immortalisées en photo). Après avoir passé 5min à contempler de drôle de bestioles sur une bouée, nous remettons nos chaussures et longeons la rivière pour retrouver la guest house.

La suite en images !

Manon

3 Comment

  1. Vincent says: Répondre

    Pour info les petites bébêtes tu devrais les connaître ! Ce sont des balanes ils y en a aussi chez nous !
    Bon un peu de culture tout de même : elles font partie de la famille des crustacés ! Et oui ,comme les crevettes, crabes et autres ! Mais si elles ne leurs ressemblent pas beaucoup.

    1. C’était pour voir si tu suivais nos aventures et si tu allais réagir, mon oncle ! ^^

  2. Chloé says: Répondre

    Je suis déçue, j’ai pas vu Esteban sur vos photos des mystérieuses cités d’or… enfin de sable… ^^
    (et pour être égoïste, je dirai que vous devriez accepter plus souvent les propositions de photo, pour qu’on en ait plus de vous deux ensemble… ça vous évitera d’avoir à faire des selfies… ;p)

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