Jour 4 : attaque d’oiseaux et soupe aux yeux

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C’est au son de la nature (oiseaux, grillons, crapauds et autres êtres vivants non-identifiés) que nous nous réveillons dans notre petite chambre traditionnelle d’Obama, prêtes à dévorer un petit déjeuner traditionnel japonais. On a plutôt l’habitude de ce genre de petits déjeuners salés, mais là ya un truc auquel on n’était pas préparée psychologiquement : la soupe miso avec… une tête de poisson. Chacune sa moitié, chacune son œil, chacune son hémisphère de cerveau… Des souvenirs de mes lectures du Petit Nicolas me viennent en mémoire : « On l’appelle le Bouillon parce qu’il nous dit toujours de le regarder dans les yeux et dans le bouillon, ya des yeux. » Eh ben là ya vraiment des yeux dans le bouillon qui nous regardent du bas de notre soupe et qui nous défient de les engloutir à 8h du matin (à 9h, passe encore, on les aurait mangé ces yeux, mais à 8h, non merci).
On avale donc notre petit déjeuner (du reste, délicieux, sauf l’œil du poisson et la tomate qu’on touche pas, « faut pas déconner » comme dirait Rapha) et on se prépare à partir en balade. Le propriétaire a l’air de croire qu’on ne se rend pas compte de la distance quand on lui dit qu’on compte rejoindre la ville à pied (8km, facile) mais on le rassure. Après avoir traversé un tunnel et marché un moment, on arrive au konbini de la ville, on se ravitaille pour le midi et le soir, je trouve de la 3G pour envoyer mon travail à ma binôme, tout roule. On se pose près de la rivière pour manger, et là, on croise une petite famille en train de pêcher qui nous dit de faire attention aux tonbi (ou tobi, de son petit nom) car ils semblent nous viser. On ne se faisait donc pas des films hitchcockien : celui de la veille était bien en train de lorgner notre repas. Et ça n’y manque pas : un moment d’inattention et VLAF ! Le milan plonge par derrière et fait tomber le donut de Rapha (manqué !). Devant la menace, nous sommes contraintes de finir notre dessert sous le pont… Et maintenant on guette la moindre ombre au sol et on frémit de peur au moindre battement d’aile telles des traumatisées.

Après une visite du château d’Obama (la ville, pas le président), ou plutôt ce qu’il en reste (les ruines de château c’est notre grande passion), on décide de se diriger vers un parc en hauteur (un peu plus près des (étoiles) milans) avant de retourner vers le tunnel pour longer l’autre côté du golfe. Nous manquons de temps pour rejoindre le temple sur la côte, alors on emprunte une route abandonnée (on aime bien ce qui est abandonné) qui offre un point de vue plutôt sympa une fois arrivé en haut, où j’aperçois un singe qui traverse devant une voiture (ils sont là aussi !). Puis nous retournons à notre hôtel pour déguster notre maigre repas constitué de deux onirigi (il fallait les porter toute la journée par 28 degrés, on a donc opté stratégiquement pour quelque chose de pas lourd et résistant).

Par ici les photos !

Manon

 

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