Jour 2 : lac Biwa, sakura tardifs et singes sauvages

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Jour 2 ! Notre mission si nous l’acceptons : finir de longer le lac Biwa (qui au passage s’appelle comme ça car il a une forme de biwa) et rejoindre Tsuruga, sur la côte nord.
Nous cherchâmes donc une distance raisonnable et un paysage sympa et décidâmes de prendre le train jusqu’à Makino et de marcher jusqu’à Nagahara (11,4 km à pieds, ça use, ça use).

Arrivées à Makino, nous trouvons la plage et la longeons, tout en prospectant quelle maison avec vue sur le lac et jardin en bord de plage on va acheter. Nous trouvons ensuite l’attraction printanière de la ville : une route au bord de l’eau bordée de cerisiers ! Il leur reste quelques fleurs et plusieurs japonais sont encore en mode « hanami » (pique-nique sous les cerisiers), certains mieux installés que d’autres avec tables, chaises, vins et verres à pieds. Pour nous ça sera bento que nous nous sommes procurés au seul konbini* de la ville (avec une boisson à base de légumes pour avoir son quota, ou du moins s’en rapprocher maigrement).
(*Raccourci de « convenience store », supérette ouverte 24/24h où l’on peut acheter à manger, des produits de tous les jours, faire ses opérations bancaires, envoyer du courrier, payer ses factures, faire des photocopies, acheter ses places de concert pour Prince et apprendre qu’il n’y sera pas, RIP.)

Après nous êtres sustentées, nous reprenons la route avec rochers et lac à notre droite, montagne et forêt à notre gauche. Nous faisons un détour par un temple en hauteur, puis redescendons par un escalier coupant la jungle nippone et manifestement rarement usité, tout en se raccrochant aux rambardes comme un marathonien à sa bouteille d’eau. On se retrouve au bord du lac sur des rochers qui me remémorent mes escapades normandes (sauf que là j’avais pas 12kg sur le dos…) mais devons ensuite emprunter les tunnels dépourvus de trottoirs, bien sûr, sinon c’est trop simple ! Mais alors que nous longeons la route tout en admirant à notre droite les grues et milans qui survolent l’eau, je tourne la tête à gauche et aperçoit un singe. Je continue ma route, et là je me rappelle que non, nous ne sommes pas au Monkey Park de Kyôto, et que l’animal est bien un SINGE SAUVAGE. J’interpelle Rapha qui tourne la tête en se disant « mais qu’est-ce qu’elle va encore me sortir comme bêtise, celle-là », et qui reste coite (oui ça fait longtemps que vous avez pas lu cette expression accordée au féminin) devant la bande de singes se baladant à flanc de montagne. On les mitraille tout en se demandant si c’est commun d’en croiser comme ça, mais à la vue des autochtones qui ont garés en vitesse leur voiture sur le bord de route pour sortir les voir, soit c’est rare, soit ils étaient pas du coin (les autochtones, pas les singes).
Pause goûter / session photos de milans en vol, puis on quitte les rives du Biwako pour rejoindre la gare de Nagahara perdue au milieu des champs et rizières, après avoir fait un arrêt cardiaque à cause du rapace qui a plongé devant nous par derrière pour chopper un rongeur sous notre nez (mais la suite de l’aventure nous apprendra qu’ils ne s’attaquent pas qu’aux rongeurs… affaire à suivre.)

On (attend une heure car presque pas de trains dans ce trou paumé et) prend le train pour Tsuruga, sur la côte nord. Une fois arrivées, on découvre devant notre business hotel (parce qu’on aime bien se faire remarquer au milieu des salarymen) une série de statue des personnages de Leiji Matsumoto (Albator, Galaxy express 999, Space battleship Yamato…) « Mais pourquoi des statues de l’œuvre de Leiji Matsumoto à Tsuruga alors que sa page Wikipédia indique qu’il est né à Fukuoka ? » me demandez-vous. Et là je vous réponds (après une recherche très poussée sur G**gle en trois langues) : car Tsuruga est devenu en 1899 une ville portuaire majeure reliant le Japon à l’Europe et l’Asie, en connexion directe avec Tôkyô par voie ferrée. Ville d’avenir et de technologie, lors de son 100ème anniversaire en 1999, il a été décidé d’ériger les statues des personnages de « Galaxy express 999 », écho de ces développements technologiques (et aussi parce que 999 = 1999). *Minute culture off*

Photos !

Manon

 

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