Jour 1 : c’est parti pour l’aventure sac à dos et courbatures !

Après l’aventure en solitaire de Manon au cœur de la capitale nous nous sommes retrouvées à Osaka, où nous sommes restées trois semaines pour mieux partir en voyage. Et c’est donc nos aventures en territoires inconnus que nous allons maintenant aborder (Nous avons aussi fait plein de choses intéressantes à Osaka mais raconter les choses dans l’ordre n’a fichtrement aucun intérêt.)

C’est ainsi que le 14 avril nous avons rempli nos sacs à dos (parce qu’on a peur de rien) et nous sommes parties sur les routes japonaises avec un plan simple : descendre la côte nord de la région du Chûgoku jusqu’à Kyûshû à pied et en train, le but étant de marcher le plus possible, ceci tout en sachant que nous sommes toutes les deux en possession de muscles passablement atrophiés.

Venons-en à la première étape de notre voyage. Notre point de chute se trouvait à Ômi-maiko, petite bourgade au bord du lac Biwa (le très très gros lac Pas loin de Kyôto pour ceux qui ont la flemme de chercher sur G**gle). Marcher de Ôsaka à Ômi-maiko avec les sacs à dos étant à la fois temporellement et physiquement impossible, nous avons décidé de partir de la ville d’Ôtsu, en bas du lac, et de se rapprocher le plus possible de notre but. Nous avons tenu jusqu’à la gare de la ville de Katata, environ 14,2km à pied.

Notre première agréable surprise fût au départ de Ôtsu, lorsque nous faisions nos réserves de nourriture au konbini de la gare (convinience store, pour les non initiés), où une jeune vendeuse intriguée par notre présence et nos gros sacs à dos s’est aventurée à nous adresser la paroles pour savoir ce qu’on pouvait bien faire là. C’est agréable parce qu’il est très rare qu’un/une japonaise (particulièrement un/une employé(e) de konbini) nous adresse spontanément la parole. En générale on nous regarde juste avec instance.

Sur le chemin nous avons eu aussi le plaisir de tomber sur un Matsuri pour on ne sait quelle occasion où des mecs soulevaient des trucs très très lourds. Après recherches il s’est avéré être le Hiyoshi Sannômatsuri qui est organisé par le Hiyoshi-taisha. Il se déroule sur plusieurs jours et la partie que nous avons vue est la mise à l’eau des mikoshi, châsses dans lesquels sont placées des reliques, des différents sanctuaires rattachés au Hiyoshi-taisha. Nous avons regardé une partie puis nous avons poursuivi notre route. Et c’est avec joie que le soir nous sommes arrivées dans notre chambre traditionnelle avec tatamis et futons, et que nous avons pu profiter d’un bon bain chaud à ciel ouvert. Bon un peu flippant avec le vent qui soufflait de plus en plus fort et la lumière qui clignotait mais tout de même fort agréable. Et le réveil au bord d’un lac Biwa à l’eau clair et bleu azur c’est révélé d’autant plus agréable.

Sur ce je vous laisse contempler les photos. Dans la suite des aventures vous pourrez savourer nos rencontres et nos confrontations avec la faune nipponne.

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